Biographie de Flo Rida

A la veille de la sortie de son très attendu deuxième album, Flo Rida a déjà réussi un retour sans précédent. Tout juste un an après le succès de MAIL ON SUNDAY, son premier opus, le nouveau single du rappeur de Floride, “Right Round”, a déjà battu les records de ventes numériques et dépassé celui auparavant remporté par un autre single du même Flo Rida, “Low (avec la participation de T-Pain)”, en totalisant plus de 636 000 téléchargements lors de la semaine de sa sortie, la meilleure entrée d’un single au format numérique. Certifié platine en deux semaines, ce titre a aussi atteint le million de téléchargements en un temps record.  Le moment semble donc venu pour Flo Rida de montrer vraiment qui il est avec ce nouvel album intitulé R.O.O.T.S.

 

R.O.O.T.S. est un acronyme de “Route Of Overcoming The Struggle” (itinéraire à suivre pour gagner le combat) qui lui a été inspiré par son voyage en Afrique en 2008.  “J’ai eu la chance d’aller pour la première fois en Afrique à l’occasion des MTV Africa Music Awards,” explique Flo Rida.  “Pour cela a pris une dimension spirituelle. Voir tant de noirs, c’était vraiment étonnant. J’en avais la  chair de poule… Le fait de pouvoir faire ce métier que j’aime et que cela m’ait permis de visiter ma terre d’origine a été pour moi une expérience inoubliable.”

 

“En même temps,” poursuit-il, “ce voyage m’a ouvert le yeux. Je savais que les Africains avaient bien des combats à mener, mais ce que j’ai vu de mes propres yeux a dépassé tout ce que je pouvais imaginer. Cela m’a aussi fait penser à mes propres combats et à l’adversité à laquelle j’ai été confrontée en grandissant dans les quartiers.  Ma mère nous a toujours appris, à mes soeurs et moi, que si l’on y croyait, on pouvait y arriver. Cet album permet à mes fans de découvrir qui j’étais avant mon succès. Cela dit, il y a également plusieurs titres festifs qui viennent complèter ce projet et font de R.O.O.T.S. un album complet.”

 

Tramar Dillard de son vrai nom, aujourd’hui âgé de 29 ans, a été élevé par sa mère avec ses sept soeurs dans l’un des quartiers les plus difficiles de Miami – Carol City. Même si sa mère était parvenue à créer un climat familial stable à la maison, ce n’était pas facile d’échapper aux sollicitations du contexte environnant. Le voisinage de Flo Rida ne manquait pas de talents, mais d’argent.  Dès son jeune âge, il a pris pleinement conscience des maux de la société.

 

“Quand tu grandis dans les quartiers, tu sais qu’à tout moment tu risques de devoir te coucher sur le sol, soit pour éviter des coups de feu qui partent, soit parce que la police est dans les parages,” explique-t’il.  “Ma mère nous a toujours dit ce n’était pas parce qu’on venait du ghetto, qu’on en faisait partie.  Presque tous mes amis sont allés en prison, mais pas moi, parce que j’ai su quand il le fallait prendre les choses en main et éviter de m’embarquer dans des mauvais plans. J’ai choisi de rester dans le droit chemin quoi qu’il en soit.”

 

C’est justement grâce à la musique que Flo Rida va parvenir à rester dans le droit chemin.  Enfant, il en écoutait de toutes sortes, en grande partie par l’intermédiaire de ses soeurs, dont certaines avaient formé un groupe de gospel local.  Puis vers l’adolescence, Flo Rida se met à rapper au sein de Groundhoggz, un groupe qui remportera un certain succès localement à la fin des années 90, notamment avec ses mixtapes ainsi qu’en première partie de certains rappeurs comme Scarface.  A 18 ans, Flo Rida devient le ‘hype man’ de Fresh Kid Ice de 2 Live Crew et s’embarque avec lui en  tournée. Très vite, il attire l’attention de DeVante Swing, ex-membre du célèbre groupe de R&B Jodeci.  Après avoir passé quelques années à Los Angeles avec Swing sans parvenir à décrocher un contrat d’enregistrement, Flo Rida retourne fin 2006 à Miami, où il rencontre presque  immédiatement le patron de Poe Boy Entertainment, Elric “E-Class” Prince.  Quelques mois plus tard, Flo Rida signe un contrat avec Atlantic Records et s’attèle à son premier album, MAIL ON SUNDAY.

 

C’est avec “Low”, un premier single qui semblait pourtant venir de nulle part, que Flo Rida a commencé à se faire remarquer outre-Atlantique fin 2007.  Réalisé avec la participation de T-Pain, ce titre désormais certifié quatre fois platine, a été l’un des singles de rap les plus joués de l’année 2008.  Dans la foulée, Flo Rida récolte un  ‘People’s Choice Award’ (“Chanson de Hip-Hop préférée”) et un MTV Africa Music Award (“MTV Base Request”) ainsi que deux premières nominations aux Grammy Awards dans les catégories “Meilleure Collaboration Rap/Chant” et “Meilleur Titre Rap”. Fort du succès de MAIL ON SUNDAY, qui  sera également disque d’or en Australie et au Canada, Flo Rida s’impose comme l’un des MCs les plus polyvalents de sa génération. Cette reconnaissance internationale vient couronner plusieurs années au cours desquelles il a persévéré sur la scène underground en faisant ses armes et en bâtissant sa crédibilité.

 

“J’étais prêt pour l’essentiel,” explique Flo Rida à propos de cette gloire soudaine que lui vaut son énorme succès.  “Mais ce à quoi je n’étais pas préparé, c’était tous ces fans en délire que j’ai rencontrés en voyageant un peu partout dans le monde. ”

 

“J’ai appris à m’y faire,” poursuit-il avec un sourire.  “C’est un truc qui vous donne la chair de poule.  Que les gens adorent Jay-Z et Lil’ Wayne c’est une chose, mais le jour où ils deviennent aussi fan de toi, tu as du mal à comprendre ce qui t’arrive.”

 

MAIL ON SUNDAY me correspondait bien, mais j’ai tellement évolué au cours de l’année qui vient de s’écouler.  J’ai voyagé dans le monde entier et cela se reflète dans mes chansons.  Je crois que les gens vont vraiment être surpris par la diversité de  R.O.O.T.S.,” explique-t’il.

 

A commencer par exemple par “Right Round” qui intègre avec brio “You Spin Me Round (Like A Record)”, un standard du groupe de rock Dead or Alive dans les années 80 imprégné d’une basse implacable qui accompagne le flow affûté et irrésistible de Flo Rida.  “Je parle des femmes qui me font tourner la tête,” explique-t’il à propos de ce tube.  “Il peut s’agir d’un fille dans une boîte ou d’une autre qui fait du pole dance. Je parle de dépenser de l’argent. Elle veut me faire dépenser jusqu’à mon dernier dollar dans la boîte.”

 

“Sugar”  (avec la participation de Wynter) est le deuxième single de R.O.O.T.S.. “Dans ce morceau il y a un bon gros son de 808. Nous avons utilisé un sample de Eiffel 65.  Ça va forcément faire un tabac sur les pistes de danse. Les filles vont adorer ce morceau. Dans le refrain, Wynter, une nouvelle signature d’Atlantic Records, dit que ses lèvres sont du sucre.”

 

La chanson qui a donné son titre à l’album est tout aussi mélodique, même si le sujet est très différent. Dans  “R.O.O.T.S”, Flo Rida explique en effet comment il est parvenu à surmonter la pauvreté et les dangers de sa jeunesse pour poursuivre ses rêves.  “Je ne peux pas détester d’où je viens/car c’est ce qui m’a fait,” lance-t’il triomphalement.  “Je venais du fin fond des quartiers/Mais maintenant je suis devenu ce que je suis“

 

Nelly Furtado, une artiste d’une rare présence, apparaît dans “Jump”  dont elle interprète le refrain.  “ça fait lontemps que je suis fan de Nelly.  Elle a tellement de cordes à son arc.  J’ai adopté un débit très différent dans ce morceau,” confie-t’il.  “Nous évoquons différentes situations pour pousser les gens à s’éclater. Que tu sois un athlète en train de courir dans un stade ou que tu sois en boîte, vas-y, éclate-toi à fond !”

 

“Available” est un autre tube évident, dans lequel Flo Rida chante sur un groove dance imparable qui sample “Take Your Time (Do It Right)” de S.O.S. Band.

 

Si Ne-Yo intervient dans  “Be On You”, on retrouve aussi Wyclef Jean dans “Rewind” et également Pleasure P dans “Shone.”

 

“‘Shone’ est la version abrégée de ‘act-shone (= action),’” explique Flo Rida.  “Beaucoup de gens me demandent ce que cela veut dire. Dans le sud, on emploie ‘shone’ pour dire ‘jump off’ (partenaire occasionnelle). Dans le refrain, Pleasure P parle d’une fille qui est prête à tout.”

 

“J’ai vraiment le sentiment d’avoir de la chance de faire de la musique depuis 12 ans et que ma carrière ne fasse que démarrer,” déclare Flo Rida.  “Je sais que rien n’est acquis car mes fans pourraient aussi bien dépenser leur argent sur tout un tas d’autres choses mais ils préfèrent acheter mon disque. J’espère leur donner toujours de la bonne musique.”

Flo Rida
 
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