Biographie de Jean-Sébastien Bach

Naissance : le 31 mars 1685 à Eisenach (Allemagne)

Musicien, compositeur allemand

Univers : musique baroque

Jean-Sébastien Bach, déjà reconnu comme compositeur de talent à son époque, est aujourd'hui considéré comme l'un des grands génies de la musique classique.

La naissance d’un talent

Jean-Sébastien Bach, ou plutôt Johann Sebastian Bach, voit le jour le 21 mars 1685 à Eisenach. Il grandit au sein d’une famille de musiciens qui se produisent pour la cour ou encore à l’église. Le jeune homme représente la 5ème génération de Bach à se lancer dans la musique. Il grandit au sein d’une fratrie de huit enfants dont il est le dernier. Son père, talentueux violoniste, commence à lui enseigner la musique, ainsi que l’un de ses cousins organiste dans une église. Il n’a que neuf ans lorsque sa mère décède. Son père se remarie rapidement mais décède moins d’un an après sa mère. Le jeune garçon est donc élevé à Ohrdruf, par son grand frère Johann Christoph qui est lui aussi organiste. Sa tante occupe une grande place dans son éducation. Il continue d’étudier la musique et est rapidement repéré pour son immense talent. Le jeune homme aime apprendre et ne cesse d’étudier les compositions qu’il découvre. Quand l’un de ses meilleurs amis Georg Erdmann part pour une nouvelle école à Lunebourg, il décide de le rejoindre et fait pour cela plus de trois cent kilomètres à pied pour s’y rendre. Il part alors pour deux raisons, tout d’abord parce qu’il souhaite vraiment poursuivre ses études avec son ami, mais aussi pour ne plus être un poids pour son frère. Il est accepté à l’école, qui est en réalité un pensionnat recueillant des jeunes hommes sans argent et dotés d’une belle voix. Ce cadre est bénéfique pour le jeune homme qui y reçoit de nombreux cours comme le français, la rhétorique ou encore le latin. Le jeune homme y rencontre Georg Böhm, un musicien de l’école et a pour professeur Johann Adam Reinken, un organiste reconnu. Une fois la mue de sa voix opérée, il se tourne vers les instruments comme l’orgue, le violon ou le clavecin. Le jeune homme part pour Hambourg en 1701, où il fait la connaissance de Vincent Lübeck et Johann Adam Reinken, deux des plus grands musiciens allemands.

Une carrière d’organiste

Jean-Sébastien Bach reçoit son diplôme en 1703 et devient rapidement musicien de cour dans une chapelle. Malheureusement, le jeune homme se retrouve contraint d’exercer des travaux sans aucun lien avec la musique. Cependant, ses prouesses lui permettent de se faire remarquer en tant qu’organiste de référence. L’église St Boniface à Weimar lui propose donc de venir inaugurer leur nouvel orgue et, compte tenu de son talent, lui permet de devenir son organiste attitré. Le jeune homme accepte, les conditions de travail y étant bien meilleures et le salaire plus élevé. Mais des désaccords avec d’autres personnes de l’église apparaissent, il part donc pour Lübeck afin de rencontrer les Abendmusiken de l’Église Sainte Marie. Lorsqu’il revient de son voyage, il lui est reproché sa manière d’accompagner le chœur, et plus généralement il lui est reproché son style de musique. De nombreuses anecdotes racontent qu’il disparaissait pendant le sermon pour se cacher dans la cave à vin avec sa cousine. En 1707, Jean-Sébastien Bach devient organiste à Mühlhausen. Le jeune homme écrit à cette période une cantate, la première d’une série qu’il composera tout au long de sa vie. Dans cette ville, il épouse sa cousine Maria Barbara en 1707, qui lui donne sept enfants dont seulement quatre survivent, dont les musiciens Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel. Le musicien travaille avec acharnement pour obtenir les résultats qu’il souhaite de la part du chœur et de l’orchestre. Après des jours de travail, le 4 février 1708, sa cantate BWV 71 est jouée à la Marienkirche. Le gouvernement salue le travail et le talent du jeune homme et le remercie en faisant rénover l’orgue de l’église St Blasius. Avec ses propres moyens, il édite BWV 71, l’une des seules œuvres qu’il voit publiée. Malheureusement, deux clans s’opposent dans sa ville : les luthériens orthodoxes qui aiment et défendent la musique et les piétistes qui n’acceptent pas les arts. Le jeune homme, sentant que la situation ne va pas s’améliorer, décide de quitter la ville pour occuper un nouvel emploi à Weimar. En 1708, il y devient organiste, mais aussi premier violon soliste dans la chapelle du duc de Saxe-Weimar Guillaume II. La chapelle met à sa disposition l’orgue, l’ensemble instrumental et l’ensemble vocal. C’est à cette époque qu’il crée une grande partie de ses compositions pour orgue comme la Toccata  et Fugue en ré mineur BWV 565. Il écrit également de nouvelles cantates et des compositions pour clavecin. Il commence à s’intéresser à la structure italienne, une influence qui apparaît dans la suite anglaise No. 3 pour clavecin.

Le dernier changement

Jean-Sébastien Bach commence à s’ennuyer et songe à partir. A cette époque, il enseigne le clavecin au neveu du duc Ernest-Auguste. Ce dernier, bien qu’héritier du Duc, est en total désaccord avec la politique menée par son oncle. Celui-ci interdit aux musiciens de se rendre au château, mais Bach n’en tient pas compte, ce qui déplait fortement au duc. Le beau-frère du duc, le prince Léopold d’Anhalt-Köthen, apprécie énormément la musique de Bach et lui offre la place de maitre de chapelle à Köthen. Le duc, apprenant cette proposition, l’envoie en prison pour un mois. Il arrive en 1717 à Köthen. Le prince est lui-même un talentueux musicien et souhaite développer la musique à la cour. Il engage donc 18 musiciens de renom pour rejoindre sa cour. Il fait d’eux ses égaux et crée avec eux de réels liens d’amitié. Le nouvel emploi de Bach lui procure un salaire très décent. A cette époque, il compose de nombreuses œuvres pour luth, flûte et violon avec les sonates et partita pour violons solo, clavecin avec Clavier bien tempéré, violoncelle avec Suites pour violoncelle seul ou encore les six concertos brandebourgeois. Malheureusement, il perd sa femme en 1720. Il se marie un peu plus d’un an plus tard avec Anna Magdalena Wilcke, fille d’un musicien. Avec cette seconde femme, il a treize enfants mais seulement six atteignent l’âge adulte. Jean Sébastien Bach part avec sa famille pour devenir le Cantor de Leipzig. Peu avant d’occuper ce nouveau travail, il crée la Passion selon saint jean pour l’église Saint Thomas de Leipzig. La place qu’on lui propose est refusée par de nombreux musiciens, c’est donc Bach qui l’accepte. Il doit gérer l’organisation musicale des deux grandes églises de la ville et est également professeur de musique à l’église Saint Thomas. Il s’avère être un excellent enseignant et grâce à lui les chœurs sont composés de très bons éléments. Ses plus grandes œuvres sont écrites à Leipzig. Il cesse d’être Cantor à partir de 1740 pour se consacrer à ses œuvres dont les Variations Canoniques, l’Offrande musicale ou encore l’Art de la fugue. Malheureusement, à partir de 1745, le musicien commence à perdre la vue. Il la retrouve temporairement à la suite d’une opération mais il décède le 28 juillet 1750.

Jean-Sébastien Bach
 
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