La musique est douce aux hommes sans terre et sans identité fixes : elle leur offre un pays d’adoption qui, à défaut de les ancrer dans la géographie officielle du monde, les intègre dans un espace imaginaire à leur mesure. Dans son premier album, Going Where The Tea Trees Are, Peter von Poehl, migrateur suédois ayant longtemps partagé sa vie entre Malmö, Berlin et Paris, avait ainsi conjuré le...