« Sweat Symphony ». À la suite du séminal « Better Than Prince » se bousculent neuf titres et autant de tubes. Car le premier album de Flairs, c’est 30 ans de riffs rock, d’énergie dance et de gimmick pop. Et malgré ce que pourrait laisser croire le titre et la pochette, tout cela sans le moindre effort. Flairs jongle avec les références et les époques (l’indie pop, le hip-hop old-school mais aussi Parliament, Pavement, Kraftwerk…) avec une facilité déconcertante.
Et ça donne : « Radio » tube pur sucre pour cruiser sur la côte californienne, le bruyant et euphorisant « RE Balls », « Wamma Gonna Do ? » hit electro-proto-disco-barjo joué pied au plancher. Le charnel et instrumental « Truckers Delight » (« petit plaisir du camionneur », tout un programme). Et quand Flairs le lève un peu (le pied), c’est pour y aller direct (au pieu) sur la ballade pop mutante et sexy « French Cowboy ».
Flairs est à l’image de sa musique, schizophrène et généreux, le crossover parfait entre la coolitude américaine, le chic français et la gouaille du lad anglais.