Biographie de Alain Souchon

Naissance : le 27 mai 1944 à Casablanca (Maroc)

Chanteur français

Univers : variété française

Alain Souchon berce les Français depuis des générations avec ses mélodies tendres et drôles. Des paroles qui résonnent dans toutes les têtes comme un miroir du quotidien. Des sonorités partagées avec son complice de toujours Laurent Voulzy. Les deux hommes ont lié une grande amitié qui a créé des tubes incontournables de la chanson française.

Alain Souchon est le deuxième artiste le plus récompensé aux Victoires de la musique. Savez-vous qui est le premier ? Deux premiers en réalité : Alain Bashung et Mathieu Chedid qui ont chacun autant de récompenses.

Un passionné de musique dès son jeune âge

Alain Souchon, de son nom de naissance Alain Kienast, est né le 27 mai 1944 à Casablanca, au Maroc. À l’âge de six mois il retourne vivre à Paris avec sa famille.

Alain était un enfant timide, une timidité qui n’a fait que s’aggraver lorsqu’il a perdu son père dans un accident de voiture à l’âge de 15 ans. Il va découvrir la musique à travers le poste de radio de sa grand-mère, une nouvelle passion qui va prendre de plus en plus d’importance dans sa vie. Il se rend vite compte qu’il n’est pas fait pour les études après plusieurs échecs au baccalauréat. Son intérêt pour la musique prend forme, il commence alors à composer des chansons, un passe-temps qui va devenir une passion. Pour vivre, il enchaine les emplois sans pour autant oublier la musique puisqu’il continue de passer des auditions qui n’aboutissent pas.

Souchon-Voulzy : une histoire d’amitié et des albums mémorables

Copains de galère, Alain Souchon et Laurent Voulzy se rencontrent en 1974 alors que leurs carrières sont au point mort. Il ne faudra pas longtemps pour que les deux hommes se lient d’amitié et se reconnaissent une complémentarité intéressante. Deux personnalités différentes qui se complètent en tout point, l’un plus doué pour écrire, l’autre pour composer, la légende Souchon-Voulzy est née.

J’ai 10 ans et Jamais content

Leur association aboutit à un premier album J’ai 10 ans, on y reconnaît l’élégance d’Alain Souchon et le style avant-gardiste de Laurent Voulzy. L’Elysée-Montmartre accueille en 1975 Alain Souchon pour son premier grand concert, suivra l’Olympia en première partie de Jean-Jacques Debout. La consécration arrive en 1976 avec l’album Bidon dont toutes les chansons ont été écrites par Laurent Voulzy. Le succès ne se fait pas attendre et offre à Alain Souchon sa reconnaissance en tant que chanteur par le public. Plus rien n’arrête son succès; en 1977, il fait un carton avec l’album Jamais content, notamment grâce à une chanson Allô maman bobo. Un texte qui marque les esprits et met en avant les faiblesses qu’il revendique. Un album qui lui donne aussi l’occasion de s’exprimer sur le racisme à travers sa chanson Poulailler’s song.

Toto 30 ans

Alain Souchon et Laurent Voulzy s’isolent dans leur fief en Bretagne pour composer en 1978 le nouvel opus d’Alain Souchon : Toto 30 ans. Le succès et le public sont toujours au rendez-vous malgré une écriture plus sombre. Les plus grands succès de cet album sont Papa Mambo  et Le Bagdad de Lann Bihoue . Un succès qu’il fêtera sur scène et notamment à l’Olympia où il va se produire à plusieurs reprises. Suite à la sortie de cet album, François Truffaut va lui proposer d’écrire une chanson pour son film L’Amour en fuite .

En 1980, Alain Souchon collabore avec un autre de ses amis Michel Jonasz sur l’album Rame, ils partagent le titre Jonasz . Une année marquée par ses premiers pas au cinéma puisque Claude Berri lui offre un rôle dans Je vous aime. Il partage l’affiche avec Gérard Depardieu, Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg, un rôle qui convainc le public de ses talents d’acteur. Cependant, c’est lors de sa prestation dans l’Été meurtrier de Jean Becker qu’Alain Souchon impressionne le public aux côtés d’Isabelle Adjani.

On avance

Alain Souchon aime les nouvelles collaborations et il le montre une fois encore en 1983 avec son nouvel album On avance. Un album dont une partie des chansons a été co-écrite par d’autres chanteurs, on notera Les papas des bébés  par Louis Chédid, On est si beau  par Michel Jonasz ou encore Saute en l’air  par Laurent Voulzy. Dès 1984, Alain Souchon rejoint Laurent Voulzy en Bretagne pour écrire son nouvel album : C’est comme vous voulez, qui voit le jour en 1985. Un album marqué par le tube La ballade de Jim, et qui va lui ouvrir les portes d’une grande salle parisienne : le Palais des Sports, s’en suivra une tournée en compagnie de Véronique Sanson : Chacun mon tour.

Le duo Souchon-Voulzy prend le large à Monaco en 1988 pour composer Ultra moderne solitude qui sort en 1989. Dans cet album le public retient deux titres : La beauté d’Ava Gardner et Quand j’serai KO, ce dernier reçoit la Victoire de la Musique du meilleur titre de l’année. Il enchaine les représentations entre le Casino de Paris et le Théâtre des Champs-Elysées qui aboutissent en 1990 à un album live: Nickel.

C’est déjà ça

Une tournée, quelques apparitions au cinéma et des vacances plus tard, Alain Souchon revient en 1993 avec son album : C’est déjà ça. L’album rencontre un succès phénoménal avec plus d’un million d’exemplaires vendus avec notamment le titre Foule sentimentale qui devient un titre incontournable de la chanson française. Dans cet album, Alain Souchon a co-écrit Le Fil avec son fils Pierre Souchon. Un album qui voit apparaître la guitare comme l’instrument dominant. L’année 1993 marque aussi son engagement aux côtés de nombreux artistes français tel que Francis Cabrel, Maxime Leforestier ou Michel Jonasz pour l’association Sol En Si (Solidarité Enfant Sida). Un second extrait de l’album sort avec L’amour à la machine en 1994, un titre qui rencontre, lui aussi, un énorme succès. Une année qui est ponctuée par deux Victoires de la Musique, Meilleure chanson de l’année et Meilleur artiste masculin. La tournée qui suit l’album rassemble plus de 200 000 spectateurs. La SACEM lui décerne le Prix Vincent Scotto en 1996 pour la chanson Sous les jupes des filles.

En 1995, il sort un nouvel album avec Laurent Voulzy dans le cadre de l’association Sol En Si. Un album où les deux artistes sont rejoints par leurs fils Pierre et Julien. Son implication humanitaire est marquée par sa présence lors du concert des Enfoirés de 1994 à 1996.

Un artiste engagé sur les routes

Son nouvel album Au ras des pâquerettes composé en collaboration avec Laurent Voulzy donne lieu à une nouvelle tournée en 2000 : Tout simplement. Une tournée qui va durer près de 10 mois à travers toute la France. Lors de cette tournée, il passe par le Palais des Sports, le Festival du Printemps de Bourges et le Casino de Paris.

Lors des 20 ans des Victoires de la Musique, une Victoire d’honneur lui est décernée pour la Chanson originale avec "Foule Sentimentale".

Un nouvel opus voit le jour en 2005 : La vie Théodore, avec des musiques composées par Laurent Voulzy mais aussi par son fils Pierre. Un album avec lequel il remonte sur la scène de l’Olympia en 2006.

Moins de deux ans après son dernier album, Alain Souchon revient avec Écoutez d’où ma peine vient, un album qu’il a en grande partie composé seul. De nombreux titres de cet album mettent en avant des faits de société qui touche le chanteur, par exemple 8m2  qui souligne la vie des femmes emprisonnées ou encore Parachute Doré  qui met l’accent sur la situation financière des grands patrons.

Après une tournée réussie en 2009 et 2010, Alain Souchon prend une autre direction avec un album en collaboration avec Renaud Létang : À cause d’elles. Un album qui reprend des chansons d’enfants qui sort en 2011.

Après 40 ans d’amitié, Souchon et Voulzy se réunissent, en 2014, pour un album de duos qui connaît le succès dès ses premières semaines de mise en vente. Les critiques sont mitigées mais le public unanime. Avec Alain Souchon & Laurent Voulzy, le duo offre donc une nouvelle fois un album à la hauteur des attentes du public.