Biographie de Dalida

Naissance : le 17 janvier 1933 au Caire (Egypte)

Chanteuse et actrice française

Univers : variété française, disco, musique du monde

Idole de plusieurs générations, Dalida possédait une voix hors du commun et un charisme exceptionnel qui la propulsa tout en haut de l’affiche.

La beauté de la musique

Dalida, de son nom de naissance Yolanda Gigliotti, voit le jour le 17 janvier 1933 au Caire en Egypte. Ses parents sont d’origine italienne mais la jeune femme grandit en Egypte entourée de ses parents et de ses frères, Orlando et Bruno. Sa passion pour la musique lui vient en partie de son père qui joue du violon pour l’opéra du Caire. Alors qu’elle est encore au lycée, elle souhaite devenir secrétaire mais sa vie bascule quand, en 1954, Dalida devient Miss Egypte, du fait de sa beauté indiscutable. Un titre qui lui ouvre les portes du cinéma égyptien. Un réalisateur français la remarque et elle se décide à quitter l’Egypte pour la France.

Malheureusement, arrivée à Paris, ses rêves ne se réalisent pas. Toutefois, elle parvient quand même à décrocher une place dans un cabaret parisien puis à la Villa d’Este. A la même époque, un certain Bruno Coquatrix souhaite réhabiliter un cinéma parisien : l’Olympia. Il utilise ce lieu pour présenter une émission Les Numéros un de demain. Dalida fait alors ses premiers pas à l’Olympia, où elle chante notamment "Etrangère au Paradis". Une émission qui lui permet de faire la connaissance de Lucien Morisse et Eddie Barclay. Les deux hommes ont beaucoup d’ambition et sont à la recherche d’un talent, ils vont alors miser sur Dalida.

Des premiers pas de stars

Dalida enregistre son premier 45 tours, "Madona", en 1956 chez Barclay. Son succès naissant va prendre l’ampleur avec Bambino . Ce dernier la met en lumière et la présente au grand public. Dalida devient très médiatisée, plus encore quand le premier disque d’or de l’histoire lui est remis. Elle entame une relation avec l‘un de ses mentors, Lucien Morisse. Une première consécration arrive en 1958 lorsqu’elle reçoit l’Oscar de Radio Monte-Carlo, une récompense qu’elle reçoit pendant sept années consécutives. Elle monte sur scène en compagnie de nombreux artistes tels que Charles Aznavour ou encore Gilbert Bécaud.

Lucien Morisse devient son mari en 1961, il l’a propulse sur le devant de la scène et fait d’elle une star. Dalida enchaine les succès : Come Prima , Gondolier , Les Gitans , Histoire d’un amour , J’ai rêvé , Les Enfants du Pirée  ou encore Romantica . Ses intonations italiennes et ses mélodies méditerranéennes séduisent le public français. Après un an de mariage seulement, le couple divorce en 1962.

Le temps du renouveau

Dalida revient changée en 1964 car elle a coloré ses cheveux en blond. La chanteuse est bien décidée à garder son statut de star malgré l’évolution musicale qui débarque en France. Dalida sort de nouveaux tubes qui rencontrent un succès immédiat tel que "Itsi Bitsi, petit bikini", "Le petit Gonzalès" ou encore Le jour le plus long . Dalida devient en 1965 la chanteuse préférée des français (Selon l’IFOP). Elle continue de sortir de nouveaux morceaux comme "Ciao Amore, Ciao", Le temps des fleurs  ou Mama . Charles de Gaulle, Président de la République, lui remet une médaille en 1968. Dalida commence à voyager en Inde à la recherche des enseignements des sages, des voyages qui l’éloignent de la scène pour un temps.

Une rencontre va la bouleverser en 1970 car elle fait la connaissance d’Arnaud Desjardins, un homme qui l’initie à la spiritualité orientale. Cette rencontre bouleverse la jeune femme et elle remet sa carrière en question. Elle reprend finalement le cours de sa vie et elle chante de nombreux succès tels que "Avec le temps" de Léo Ferré ou encore "Je suis malade" de Serge Lama. Dalida continue de diversifier son répertoire avec des morceaux comme Darla Dirladada  ou "Paroles… Paroles" qui est un duo avec Alain Delon. Ce duo est un énorme succès pour Dalida et la chanson fait le tour du monde pour rester encore aujourd’hui l’un de ses plus grands titres. A travers celui-ci, la chanteuse et l’acteur mettent en lumière leur complicité de toujours. Le morceau se classe rapidement en tête des classements.

Elle revient avec l’un de ses titres phares Il venait d’avoir 18 ans . Un titre qui se vend à plus de 3,5 millions de copies. A la fin de l’année 1971, Dalida décide de louer l’Olympia pour s’y produire pendant plusieurs semaines. C’est un véritable triomphe. L’Olympia est pour elle l’occasion de présenter son nouveau titre Gigi L’amoroso , une chanson qui dure plus de sept minutes et devient le plus grand succès international de Dalida.

La chanteuse ne cesse de se réinventer. Avec l’arrivée du disco en France, elle n’hésite pas à se lancer dans l’aventure. Elle sort un nouvel opus, Coup de chapeau au passé, un album qui se hisse aux sommets des classements avec des titres phares comme J’attendrai  ou "Bésame Mucho". De nouveaux titres qui lui ouvrent les portes de l’une des plus prestigieuses salles new-yorkaise : le Carnegie Hall. L’un de ses plus grands morceaux disco est "Laissez-moi danser", qui voit le jour en 1979.

Afin de se rapprocher de ses racines orientales, Dalida, enregistre Salma ya Salama , un titre qu’elle enregistre en plusieurs langues : français, italien, égyptien et allemand.

Au début des années 1980, Dalida se produit sur la scène du Palais des sports de Paris. Elle interprète ses plus grands succès comme Mourir sur scène , A ma manière  ou Il pleut sur Bruxelles .

Dalida participe au tournage du film Sixième Jour et elle se prépare à ses autres projets dont une comédie musicale et une pièce de théâtre. Le surmenage associé à la succession de malheurs qui entoure sa vie, elle tombe en dépression. Dalida ne parvient pas à surmonter le mal être dans lequel elle est enfermée… elle met fin à ses jours le 3 mai 1987 en prenant des barbituriques.