Biographie de Eddy Mitchell

Naissance : le 3 juillet 1942 à Paris

Chanteur et acteur français

Univers : rock’n’roll, variété, country, ballade

Fasciné par l’Amérique il va y enregistrer tous ses plus grands titres, des titres qui vont offrir un petit peu de ses voyages à son public

Les chaussettes Noires

Eddy Mitchell, de son vrai nom Claude Moine, né le 3 juillet 1942 à Paris. Il grandit à Paris entouré de sa mère employé de banque, de son père mécanicien, de sa sœur Gisèle et de son frère Pierre. Après avoir obtenu son certificat d’études, il commence à travailler dans une banque à quatorze ans. Son rêve est d’être dessinateur de bandes dessinées. Il découvre le rock’n’roll avec Bill Haley et Gene Vincent. Les jeunes passionnés de musique se retrouve au Golf Drouot. Avec Jean-Pierre Chicheportiche, il crée un groupe auquel se joignent deux autres musiciens. Le groupe de jeunes hommes signe chez Barclay après seulement une audition. En 1960, Claude Moine prend le nom de scène d’Eddy Mitchell et leur groupe s’appelle Les Chaussettes Noires. Le groupe rencontre un succès immédiat avec pas moins de six 45 tours en une année, le groupe écoule plus de deux millions d’exemplaire, leur titre phare est Daniela qui se vend à plus de 800 000 copies. L’année suivante, il part faire son service militaire. En 1962, Eddy Mitchell enregistre, Mais reviens moi, qui contient quatre titres. En octobre 1963, il enregistre dans des studios londoniens Eddy in London, un album de reprises de différents artistes tels que Eddie Cochran ou encore Elvis Presley. Puis suit un second album, Panorama. Eddy Mitchell enchaine les albums, il revient en 1964 avec Toute la ville en parle, Eddy est en ville. Sur cet album il signe les textes de ses chansons avec par exemple Toujours un coin qui me rappelle . Son style musical évolue avec son nouvel album, du rock’n’roll au rythm’n’blues, marqué par les morceaux Si tu n’étais pas mon frère ou encore J’avais deux amis .

Il retourne à Londres en 1966 pour enregistrer, Seul, son nouvel opus. Un album qui est le début du succès pour lui avec notamment les titres : J’ai oublié de l’oublier  et Société anonyme . Il en profite pour entamer une tournée qui l’emmène sur la scène Bobino.

Une nouvelle aventure s’offre à lui, il part enregistrer en Amérique, De Londres à Memphis en 1967. L’album est un immense succès notamment grâce à la chanson Alice. A la suite de cet album il entame deux semaines de shows à l’Olympia.

Les albums qui suivent ne rencontrent pas autant de succès que les précédents. En 1974, il s’essaye à l’animation radiophonique sur France Inter En attendant que ça passe. La même année les morceaux des Chaussettes Noires sont édités une seconde fois et rencontre un joli succès. Malgré ce succès il ne souhaite pas voir revenir le groupe.

Eddy Mitchell part à Nashville enregistrer Rocking in Nashville, pour cet opus il collabore avec Charlie Mc Coy. L’album se hisse au sommet des classements en France. Tous les titres rencontrent un immense succès comme C’est un rocker , Bye, bye Johnny be good ou encore A crédits et en stéréo. Ils enregistrent ensemble un second album aux Etats-Unis : Made in USA, certifié disque d’or en France. La sortie d’une reprise d’un classique américain qui devient Pas de boogie woogie , à la même époque il crée sa maison de disque. Il reprend la route pour plusieurs mois pour une tournée française.

Sur la route du succès

Fidèle à cette ville américaine de Nashville ou il a enregistré son dernier succès, Eddy Mitchell y retourne pour enregistrer son nouvel opus : Sur la route de Memphis. Les deux titres phares de cet album sont La fille du Motel  et Sur la route de Memphis . Dans ces textes il raconte en français ce que lui inspire l’Amérique. Toujours fasciné par la musique et l’atmosphère outre-Atlantique il y enregistre en 1977, Dernière séance, le succès est au rendez-vous et le public aussi. Il part sur les routes de France mais avant il se produit pendant plusieurs jours sur la scène du Palais des Sports de Paris.

Fidèle à lui-même, il sort un nouvel album chaque année, l’année 1978 ne déroge pas à la règle avec Après minuit, et son premier extrait emblématique Il ne rentre pas ce soir . Dès 1979, il revient avec C’est bien fait, avec deux extraits : L’important c’est d’aimer bien sa maman et Tu peux préparer le café noir.

Au début des années 80 il célèbre ses vingt ans de carrière avec un album, Happy Birthday, qui s’écoule à plus de 500 000 copies, avec notamment l’un de ses plus grands titres, Couleur menthe à l’eau.

A cette même période il se lance un nouveau défi : le cinéma. Effectivement il joue dans le film Coup de torchon de Bertrand Tavernier.

Il retourne aux Etats-Unis dès 1982 pour y enregistrer son nouvel opus : Le Cimetière des Éléphants. La nostalgie dans l’âme il revient deux ans plus tard avec Racines, un album complet qui marque l’étendue de son talent. Un opus qui lui vaut le prix de l’Académie Charles-Cros. Il monte une nouvelle en 1984 sur la scène du Palais des sports de Paris, un concert qui donne lieu a la sortie d’un album live. Au Festival du Printemps de Bourges, il partage la scène avec son ami Johnny Hallyday, le succès est une fois de plus au rendez-vous. Son nouvel opus, Eddy « Paris » Mitchell, et enregistré à Paris. Cet album est marqué par son duo avec Serge Gainsbourg : Vieille Canaille.

Il revient en 1987 avec Mitchell, un nouvel opus enregistré à Nashville, marqué par les chansons La peau d’une autre, M’man  ou encore Soixante, soixante-deux. En 1989, il se joint à la tournée des Restos du Cœur avec les Enfoirés. Son nouvel opus, Rio Grande, voit le jour en 1993, il rencontre un succès immédiat et s’écoule à plus de 500 000 copies. Eddy Mitchell décide d’organiser trois concerts avec trois thèmes différents dans trois grandes salles parisiennes. Des concerts qui vont être enregistré et plusieurs albums live vont sortir. En collaboration avec Ian Taylor, il enregistre en 1996 : Mr Eddy. La même année la SACEM lui remet l’Oscar de la chanson française.

A l’américaine

En 1999, Eddy Mitchell sort : Les Nouvelles Aventures d’Eddy Mitchell, un album inspirés de ses voyages en Amérique. A la suite de cet opus il repart sur les routes de France, malheureusement des problèmes de santé l’oblige à annuler certaines dates. Il revient tout de même sur la scène des Vieilles Charrues.

Collaborateur de toujours, Pierre Papadiamantis, lui compose un nouveau succès en 2003 : Frenchy. Les titres touchent à différents style musicaux en conservant l’emprunte du chanteur avec par exemple Route 66, Au Bar du Lutécia ou Faut faire avec moi. De retour sur les routes françaises pour sa nouvelle tournée il s’arrête plusieurs semaines à l’Olympia.

Loin de Nashville, c’est en Louisiane qu’il est inspiré pour son nouvel opus : Jambalaya, l’album est enregistré à Los Angeles mais clairement inspiré des sons typique de la Nouvelle-Orléans.

En 2009, il revient avec un album de reprise des grand classiques des films hollywoodiens : Grand Ecran.

En 2010 il décide que sa prochaine tournée sera la dernière. Son nouvel opus s’intitule Come Back. Sa dernière tournée, Ma dernière séance, fait le tour de France en s’arrêtant plusieurs jours à l’Olympia où il se produit à guichets fermés.

Son dernier album en date, Héros, voit le jour en 2013, sur lequel il y a de nombreux artiste invité comme Nolwenn Leroy ou encore Jean Dujardin. Depuis janvier 2014, il foule les planches de théâtre pour Un singe en hiver.

Eddy Mitchell est l’une des légendes du rock français, il a fait perdurer l’essence même du rock et des musiques américaines à travers les années.