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Pour réaliser son disque, Julien Clerc a fait appel à Benjamin Biolay et Benedicte Schmitt. Son dernier album, »Trash Yéyé » l’avait séduit et impressionné. « J’aime chez lui ses références et ses irrévérences. Il connaît ses classiques et sait donc les déconstruire. » Et, au contraire de ses prédécesseurs, Benjamin Biolay a tout de suite compris qu’il ne fallait pas éloigner Julien de son oasis, de ce compagnon magique et fidèle qui le complète depuis toujours : son piano. « La première chose que Benjamin m’ait dite est que nous allions tout recentrer autour de mon piano. J’étais un peu déconcerté car j’ai toujours l’impression de ne pas jouer en place. Benjamin s’en fichait complètement, ce qui compte pour lui c’est le feeling. » Et il s’avéra que Julien Clerc était parfaitement à niveau et pouvait parfaitement rejoindre le club fermé des piano man entre Elton, Randy Newman ou William Sheller.
Douze chansons composent cet album. Pas de remplissage, que les chansons essentielles, qui font frissonner, émeuvent, intriguent ou dérangent. Julien a rassemblé une fois encore autour de lui sa garde rapprochée du verbe, sa dream team poétique.
Entre deux séances d’enregistrement, Benjamin Biolay, touche à tout surdoué et magicien digital, a écrit deux chansons « Rue Blanche ,Le Petit Matin Bleu » et « Sous sa grande ombrelle ». « C’est impressionnant de le voir travailler, dit Julien. Il joue de tout. Il sait tout faire. En dix minutes, il torche trois parties de trombone, une de trompette. Il joue aussi du violon, de l’ukulélé et jongle avec les samples. Il ose des choses et quand ça ne me plaisait pas, il changeait tout dans la minute sans susceptibilité ».
Voici donc « Où s’en vont les avions ? » qui malgré son titre ne répond pas à la question. Le mystère reste entier et les cieux mystérieux.
On les imagine peuplés de patineurs, de petites fées, de sorcières malades et d’avions errants. Et c’est bien comme ça.

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