Biographie de Michael Peterson

Michael Iver Peterson (23 octobre 1943 près de Nashville au Tennessee (États-Unis) - ) est un écrivain et un politicien américain. En 2003, il a été reconnu coupable du meurtre de sa femme, Kathleen Peterson.

Michael Peterson

Michael Peterson http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Peterson_(author)est un auteur de roman américain. Ancien "Marine" il a été accusé en 2003 du meurtre de son épouse Kathleen. Son procès a fait l'objet d'un remarquable documentaire du cinéaste-journaliste français Jean-Xavier de Lestrade, intitulé "Soupçons" dans sa version française et "Staircase" dans sa version américaine.

La vie personnelle de Michael Peterson

Michael "Mike" Peterson est diplômé de l'Université Duke en science politique. Il a suivi des cours à la faculté de droit de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. À Duke, il était le président de Sigma Nu fraternité et éditorialiste au "Chronicle". Après avoir quitté Duke, Peterson a pris un emploi civil au ministère américain de la Défense où il a été affecté à chercheur et analyste puis a participé à l'engagement militaire au Vietnam.

En 1965, Peterson épouse Patricia Sue, qui enseignait à l'école élémentaire de la base de Rhein-Main Air à Grafenhausen, en Allemagne. Ils eurent deux enfants, Clayton et Todd. En 1968, il s'est enrôlé volontairement dans les Marines et a servi au Vietnam. Il a été réformé quatre ans plus tard, après un accident de voiture qui lui laisse une incapacité permanente. Il termine honorablement ses obligations militaires malgré cela et est admis à faire valoir ses droits à la retraite avec le grade de capitaine en 1971. Peterson a déclaré être récipiendaire d'une médaille d'argent, une étoile de bronze avec vaillance et deux "Purple Hearts". Il possède toutes ces médailles, mais semble ne pas disposer de la documentation relative à ces décorations. Le romancier déclare avoir été touché par un shrapnel quand un autre soldat a marché sur une mine antipersonnel, et pour une autre avoir reçu une balle. Peterson a admis plus tard que sa blessure de guerre ne résultait pas d'un éclat d'obus au Vietnam, mais d'un accident de véhicule au Japon, où il était en poste après la guerre en tant que policier militaire. On ne trouve pas trace dans les dossiers de mention concernant les deux médailles Purple Heart qu'il dit avoir reçues.

Michael et Patricia ont vécu un certain temps en Allemagne, où ils sympathisèrent avec Elizabeth et George Ratliff et leurs deux enfants, Marguerite et Marthe. Après la mort de George à la Grenade, Peterson et les Ratliff sont devenus très proches. Lorsque Elizabeth Ratliff décède en 1985, les Peterson adoptent les deux filles. Lorsque Michael et Patricia divorcent en 1987, Clayton et Todd vont vivre avec leur mère, Margaret et Martha restent avec Michael qui déménage ensuite à Durham, Caroline du Nord. Ses deux fils sont également venus vivre auprès de lui aux USA. Peterson a écrit trois livres à succès, Le Dragon immortel, Un temps de guerre/une paix amère et Charlie Two Shoes. Il a également travaillé en tant que chroniqueur dans le Durham Herald-Sun, journal où ses colonnes étaient connues pour leur critique de la police et du procureur du comté de Durham, James Hardin Jr, qui fut plus tard celui qui instruisit à charge contre Peterson pour l'assassinat supposé de son épouse Kathleen.

En 1989, Michael a emménagé avec Kathleen Atwater, chef d'entreprise. Ils se sont mariés en 1997 et la fille de Kathleen, Caitlin, a également rejoint la famille élargie Peterson.

La mort de Kathleen

Le 9 Décembre 2001, Michael a appelé la ligne d'urgence pour signaler qu'il venait de trouver Kathleen inconsciente et pensait qu'elle avait dévalé "15 ou 20 marches." Peterson a soutenu plus tard que Kathleen avait dû tomber dans les escaliers suite à la consommation d'alcool et de valium (elle vivait professionnellement un passage difficile et présentait quelques troubles dépressifs). Les résultats des analyses toxicologiques ont montré que l'alcoolémie était de 0,7 g/l. Le rapport d'autopsie a conclu que la victime de 48 ans avait subi une série de blessures graves, y compris une fracture du cartilage thyroïde du cou et sept lacérations inexplicables de la partie supérieure et postérieure de la tête pouvant être le résultat de coups portés par un objet contondant et qu'elle serait morte d'une perte de sang deux heures après avoir subi ces blessures. La sœur de Kathleen, Candace Zamperini, et sa fille Caitlin avaient d'abord soutenu l'innocence de Michael publiquement aux côtés de ses enfants, mais Zamperini est revenue sur ce soutien après avoir appris la bisexualité de Peterson. Caitlin s'est également rétractée après la lecture du rapport d'autopsie de sa mère, puis s'est détachée du reste de la famille. Les enquêteurs de la police qui avaient dans un premier temps conclu à l'accident, avant l'arrivée du Procureur Hardin sur les lieux, ont fini par conclure que les blessures subies étaient incompatibles avec une chute accidentelle dans l'escalier (même si un expert légiste a témoigné plus tard que la preuve d'éclaboussures de sang était parfaitement compatible avec un accident). Comme Michael Peterson était la seule personne présente au moment de la mort de Kathleen, il fut le principal suspect, bientôt inculpé de son assassinat. Il a plaidé non coupable.

Le Procureur de Durham a conclu que Kathleen était morte en raison de lacérations du cuir chevelu provoquées par une agression meurtrière. Il y avait au total sept lacérations aux parties supérieure & arrière de la tête, faites selon le procureur par des coups répétés avec une arme similaire à un tisonnier.

Le procès a attiré l'attention des médias quand les détails de la vie de Michael ont émergé. Le comté de Durham DA, James Hardin Jr et des procureurs (parmi eux le procureur Mike Nifong - Cf. à la fin à "situation des parties") ont attaqué la crédibilité de Peterson, mettant l'accent sur ses fausses déclarations alléguées au sujet de son passé militaire et de ce qu'ils ont décrit comme "une vie de gay", il a été incarcéré. L'accusation a soutenu que, concernant les Peterson «le mariage est loin d'être heureux", ce qui suggère que Kathleen avait découvert la prétendue vie secrète homosexuelle de Michael et voulait mettre fin à leur mariage. En dépit de ce scénario imaginé par les enquêteurs de la police, il a été le seul mobile du meurtre de Kathleen proposé par l'accusation au procès.

«Elle aurait été furieuse en apprenant que son mari, qu'elle aimait vraiment, était bi-sexuel et avait une relation extra-conjugale - non hétérosexuelle. Cette situation aurait été humiliante et embarrassante pour elle, "nous pensons qu'une fois qu'elle appris cette information, une dispute a éclaté et que le meurtre a été commis » a déclaré la procureur adjoint, Freda Black.

La défense a soutenu que Kathleen non seulement était vraisemblablement au courant mais avait accepté la bisexualité de Michael et que le mariage était très heureux, position appuyée par les enfants de Michael et Kathleen et de nombreux proches. L'accusation a maintenu que le pique-feu a été l'arme utilisée, et a montré aux jurés une réplique, affirmant qu'ils ne pouvaient pas trouver celui des Peterson, cadeau antérieur de la sœur de Kathleen. Un pique-feu sera en fait trouvé dans le garage par le Todt, mais les tests médicolégaux révélèrent qu'il ne pouvait pas avoir été l'arme meurtrière. Un juré contacté après le procès a déclaré que le jury avait rejeté la théorie du pique-feu ou quelque chose comme ça, ce qui rend le tisonnier hors de propos ! La défense a contesté la conclusion sur la cause de la mort en tentant de démontrer que le crâne de Kathleen ne pouvait avoir été brisé par les coups, ni le cerveau endommagé. Lorsque la défense lui a demandé pourquoi, dans les 250 décès enregistrés en Caroline du Nord dans les dix dernières années, effectuées par elle-même, on ne trouve pas un seul incident impliquant de multiples coups à la tête qui ne comprenait pas ces blessures, la médecin-légiste de l'accusation a déclaré qu'elle n'avait pas le temps d'effectuer des recherches sur ces affaires pénales et ne pouvait pas commenter !

Au sujet de la mort d'Elisabeth Ratliff

L'accusation a fait état d'éléments troublants entourant la mort d' d'Elizabeth Ratliff.

Elizabeth Ratliff est décédée en Allemagne en 1985. Elle a également été trouvée au pied de son escalier avec des blessures à la tête. La mort a été étudiée par deux légistes de la police allemande et de la police militaire américaine. Une autopsie au moment de sa mort a conclu qu'elle avait succombé à une hémorragie intra-cérébrale secondaire à une maladie du sang (trouble de la coagulation - syndrome de VonWillebrand - suite à présence de sang dans son liquide céphalo-rachidien et les rapports qu'elle souffrait beaucoup habituellement de maux de tête persistants dans les semaines précédant sa mort. Le légiste a déterminé que l'hémorragie a entraîné la mort immédiate de Ratliff qui s'est effondrée avant la chute dans l'escalier. Il se trouve que Peterson, qui lui avait rendu visite la veille au soir comme il en avait l'habitude depuis le décès de son ami et collègue, fut la dernière personne à la voir vivante.

Avant le procès Peterson, le tribunal de Durham a ordonné l'exhumation du corps embaumé d'Elizabeth pour une seconde autopsie en avril 2003. La défense a demandé une autopsie indépendante par un médecin légiste au Texas, en soulignant qu'il n'y a pas de pénurie de professionnels qualifiés dans ce domaine. Malgré l'opposition de la défense, l'autopsie a été effectuée par la même légiste habituellement mandatée par le Procureur Hardin de Durham qui avait donc effectué l'autopsie de Kathleen Peterson et conclu à l'acte criminel. Elle conclura que Ratliff a également été assassinée. Il a donc fallu pour cela et pour que l'autopsie n'échappe pas au Procureur Hardin que le corps soit transporté en convoi et à grands frais du Texas jusqu'en Caroline !

L'accusation a toutefois présenté la mort d'Elizabeth dans le procès comme un incident qui a donné l'idée à Peterson de mettre en scène un «faux» accident de Kathleen. Malgré les rapports de police rédigés par les officiers de police allemands et américains précisant qu'il y avait très peu de sang sur les lieux de la mort de Ratliff, la nounou, qui fut la première à découvrir le corps de Ratliff en 1985, a témoigné au procès Peterson qu'il y avait une grande quantité de sang ...!?

Malgré cette lourde accusation, à savoir que Peterson aurait également assassiné Elizabeth Ratliff, les deux filles ont soutenu leur père adoptif : «Le DA essaie de dire que notre père a tué ma mère de naissance et notre mère...! Mais où sommes-nous assises ? Nous sommes assis derrière notre père !..."

L'admissibilité de la preuve-Ratliff devant le tribunal a été l'un des motifs de l'appel contre sa condamnation subséquente, déposée par les avocats de Peterson en 2005.

Verdict

Le 10 octobre 2003, après un des plus longs procès en Caroline du Nord de l'histoire, un jury du comté de Durham a déclaré Michael Peterson coupable du meurtre de Kathleen et il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, puisque la préméditation l'empêche formellement. Il est surprenant que le Jury ait d'une part admis qu'il s'agissait probablement d'un "coup de tête" tout en pensant qu'il était prémédité ce qui est totalement contradictoire. Comme l'un des jurés l'a expliqué, la préméditation ne signifiait pas seulement la planification antérieure de quelques heures ou quelques jours, mais pourrait également signifier que la planification pouvait se situer dans les dernières secondes avant de commettre un crime sous l'impulsion du moment ce qui n'est justement pas conforme à la Loi. En effet, la préméditation suppose un temps de réflexion.

On ne peut s'empêcher de penser qu'un sentiment homophobe avait été développé par l'accusation et particulièrement par la procureur adjoint Frida Black qui est apparue au cours du procès comme dénonciatrice du vice et de la dépravation de l'inculpé.

Peterson est incarcéré à l'établissement pénitentiaire de Nash près de Rocky Mount.

Appel

Un appel pour compte de Peterson a été déposé par un des avocats de la défense Thomas Maher devant la Cour d'appel de Caroline du Nord le 18 avril 2006. Le 19 Septembre 2006, la Cour d'appel a rejeté les arguments selon lesquels Peterson n'aurait pas eu un procès équitable. La décision d'appel a déclaré les preuves suffisantes. Les juges ont trouvé quelques défauts dans un mandat de perquisition, mais ont affirmé que cela n'avait aucune conséquence néfaste sur la défense. Comme la Cour d'appel n'était pas unanime, en vertu de la loi de Caroline du Nord, Peterson avait droit de faire appel à la Cour suprême de Caroline du Nord, qui a accepté le dossier. Les plaidoiries ont été entendues le 10 Septembre 2007. Le 9 Novembre 2007, la Cour a annoncé qu'elle confirmait la décision de la Cour d'appel. L'absence d'un cassation de la décision devant une cour fédérale induit que Peterson a épuisé ses recours du verdict. Le 10 Mars 2009, la demande d'un nouveau procès a été refusé.

Arguments pour un nouveau procès

Le 12 novembre 2008, J. Burkhardt Beale & Jason Anthony, avocats de Richmond, Virginie, qui représentent aujourd'hui Michael Peterson, ont déposé une requête pour un nouveau procès au tribunal du comté de Durham pour trois motifs: 1°/ l'accusation a retenu des éléments à charge injustifiés 2°/ l'accusation a utilisé comme témoin un expert dont les qualifications sont aujourd'hui contestées 3°/ l'un des jurés a fondé son jugement sur les différences raciales et non les preuves.

Le 10 Mars 2009, la Motion Peterson a été rejetée par la Cour supérieure du comté de Durham.

Fin 2009, les avocats de Peterson ont soulevé une nouvelle théorie de la mort de Kathleen Peterson : qu'elle avait été attaquée par un hibou à l'extérieur et était tombée après s'être précipitée à l'intérieur dans l'escalier. La théorie-hibou a été soulevée après par les avocats de Peterson. En effet, le rapport du laboratoire criminel fait état d'une plume de chouette microscopique empêtrée dans une touffe de cheveux qui avait été arrachée par les racines trouvée dans la main gauche de Kathleen. Un nouvel examen des cheveux en Septembre 2008 a révélé deux autres plumes de chouettes microscopiques. Dans le jardin des Peterson, il existe bien un arbre possédant un nid de hiboux. Les partisans de cette théorie affirment l'existence d'autres éléments de preuve appuyant la théorie, à savoir que deux des sept plaies du cuir chevelu sont à trois lobes et compatibles avec les marques laissées par les serres, les plumes sont semblables à ceux trouvés sur les pieds des hiboux, des aiguilles de cèdre ont été trouvées sur les mains et le corps en indiquant qu'elle était tombée à l'extérieur, peu avant d'entrer dans la maison et que deux gouttes de sang de Kathleen ont été trouvées en dehors de la maison avec un frottis de doigt sur la porte d'entrée compatibles avec le fait de pousser une porte fermée. Les partisans de l'hypothèse de l'attaque par un rapace notent que les attaques sur les personnes par des hiboux sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Une victime de ce type d'attaque a indiqué que l'impact a été semblable à un choc important à la tête comme avec une" batte de baseball."

Selon l'avocat Lawrence T. Pollard, si ces éléments avaient été présentés au jury, il aurait eu "une incidence importante sur leurs délibérations" et aurait donc sur leur verdict final." Les procureurs ont ridiculisé la demande et le Dr Deborah Radisch, qui a effectué l'autopsie de Kathleen Peterson, affirme qu'il est peu probable que la chouette ou tout autre oiseau aurait pu faire des blessures aussi profondes que celles sur le cuir chevelu de Kathleen. Aucune motion pour un nouveau procès n'a été déposée sur ce point.

Enfin un neuro-chirurgien de très grand renom, Allan Van Norman, a rédigé un rapport. Van Norman est certifié par l'American Board of Neurological Surgery, praticien depuis 1992, ayant travaillé en milieu hospitalier dans un hôpital communautaire à Bismarck au Dakota du Nord, a servi 10 ans dans l'armée américaine, occupé les postes de Consultant en neurochirurgie pour les forces américaines en Europe durant 7 ans, il a été chef de neurochirurgie au Brooke Army Medical Center de San Antonio au Texas et neurochirurgien personnel du William Beaumont Army Medical Center, El Paso au Texas. Durant sa présence en Allemagne, il était le neurochirurgien désigné de permanence pour les deux présidents Bill Clinton et George W. Bush chaque fois qu'ils étaient en Europe ou au Moyen-Orient. Son rapport est explicite :

Au cours de ma pratique et de formation, j'ai vu une grande variété de plaies du cuir chevelu, y compris une variété de voies de fait, y compris des armes comme des couteaux, tournevis, bâtons de baseball, bâtons de golf, des tuyaux et des marteaux griffe. J'ai vu une variété de plaies du cuir chevelu contre les chutes, contre les chaussées, des rochers, des rampes et des chutes au sol. J'ai vu des blessures causées par des morsures de chien, hameçons, ainsi que des coups de pied des chevaux et des vaches. Je dirais que j'ai vu dans plus de 1000 affaires accidentelles ou résultant d'agression, des plaies du cuir chevelu connexes. En outre, j'ai fait plus d'un millier d'incisions du cuir chevelu.

Je suis d’autre part un ornithologue amateur passionné depuis l'enfance. Au cours des 10 dernières années, j'ai pris un intérêt particulier pour les hiboux et les études, filmé et photographié beaucoup. J'ai personnellement vu des milliers d'attaques de chouette sur sa proie. J'ai voyagé partout dans le monde spécifiquement pour observer, étudier et photographier les chouettes et à ce jour photographié près d'un quart de toutes les espèces de hiboux du monde. J'ai également parlé personnellement à des dizaines de personnes qui ont été attaquées par des hiboux. Mon étude et la photographie de la chouette est une passion et un passe-temps et non pas une carrière professionnelle. Je n'ai jamais traité une blessure infligée à un homme par un hibou.

j'ai été contacté par un membre de l'équipe de Michael Peterson défense récemment après un article de journal que j'ai écrit dans le journal local, la Tribune de Bismarck vint à leur attention. L'article portant spécifiquement sur les serres hibou et la façon dont ils peuvent être dangereux.

J'ai étudié quelques-unes des photos de l'autopsie et le rapport d'autopsie de Mme Peterson avec soin et ce,à plusieurs reprises et pendant plusieurs jours.

Des lacérations du cuir chevelu grave sont présentes. Deux des lacérations du cuir chevelu postérieure droite sont d'un intérêt particulier. Ces deux entailles semblent être une paire. Chaque lacération a l'apparence d'un trident avec trois branches convergeant vers un point situé à environ 30 degrés par rapport à l'autre et d'une quatrième branche convergeant vers le même point à près de 180 degrés par rapport à la branche centre des trois autres membres. Chaque membre de ces lacérations semble avoir une blessure de piqûre à ses débuts. Il n'y a pas de contusions sur le cuir chevelu contiguë à la lacération. En outre, les bords de la déchirure sont légèrement dentelés.

Ces résultats ne sont pas compatibles avec toute forme d'instrument contondant utilisé en tant qu'arme. Ces blessures ne pourraient pas être produites avec un tuyau, marteau, couteau, démonte-pneu ou même une griffe à main telle que celles utilisés dans le jardinage. Une griffe à main produirait lacérations parallèles, pas des déchirures qui convergent vers un point. Les lignes qui convergent vers un point pourraient être produites par un instrument ou un dispositif articulé. Ils pourraient être produits en imprimant un dispositif de la même forme comme on le fait avec un fer rouge ou emporte-pièce. Ou ils pourraient, mais très soigneusement faire de multiples lacérations séparément avec l'intention spécifique de les faire apparaître comme deux tridents. Les lacérations sont toutefois trop irrégulières pour que cela ait été fait avec un couteau pointu. Un dispositif de type emporte-pièce, ne produirait pas les blessures par perforation associées à une lacération en dents de scie.

Ces blessures sont toutefois compatibles avec la plupart des lacérations causées par un grand rapace ou un oiseau de proie. Quatre blessures convergeant vers un point via des lacérations du cuir chevelu déchiquetés sans contusions associées doivent être considérées comme ayant été infligées par une griffe rapace jusqu'à preuve du contraire. En outre, ces lacérations spécifiques sont aux dimensions d'une serre de Chouette rayée. Ils sont sur la couronne de la tête avec les tridents vers l'avant. Cela serait compatible avec une chouette frappant la tête par derrière. Parmi les nombreuses attaques de chouette au sujet desquelles j'ai discuté ou lu quelque chose, la quasi-totalité impliquent un coup à l'arrière de la tête ou aux yeux de la victime. Typiquement, les coups portés à l'arrière de la tête sont très énergiques. Ceux qui viennent de gros hiboux peuvent être suffisants pour frapper une personne et provoquer sa chute.

Les multiples blessures suggèrent pour moi que le hibou et Mme Peterson en quelque sorte se sont empêtrés. Peut-être la chouette s'est empêtrée dans ses cheveux ou peut-être elle a attrapé le pied hiboux. Il y a seulement un ensemble de deux tridents. Ce serait du coup initial. Les autres lacérations, plus irrégulières et de dimensions plus variées seraient le résultat de la chouette et Mme Peterson essayant de se dégager les uns des autres, mais pour une raison a été incapable de le faire. Je doute qu'ils sont le résultat d'assauts répétés d'un hibou. Les blessures sur son coude, le visage et les mains sont chacun se manifeste par un groupe de quatre blessures par perforation ou contusions ou une combinaison de perforations et de contusions. Les blessures sur son visage, la main et le coude sont moins graves et pas associées à des lacérations en partie à cause de la structure anatomique de ces tissus et en partie parce que la chouette était à ce moment sans doute quelque peu empêtrée avec Mme Peterson et n'a pas eu la force ou le moment du vol qui lui est associée. Il y a des couches spécifiques du cuir chevelu qui sont très vulnérables à la lacération tandis que d'autres sont très résistants. Cela se manifeste également dans les plaies.

Le cuir chevelu a un approvisionnement en sang très riche. Il est certainement possible d'aller en état de choc, voire être exsangue et mourir de lacérations du cuir chevelu. Ces lacérations du cuir chevelu sont suffisantes pour que le patient soit en état de choc et / ou faible. Le rapport d'autopsie mentionne expressément une fracture du cartilage thyroïde. Il identifie aussi précisément début nécrose ischémique aiguë neuronale. Nécrose ischémique aiguë neuronale est produite par le choc ou l'hypoxie, et non pas un objet contondant. Il n'y a pas de contusions cérébrales ou fractures du crâne présentes.

Ce tableau de la preuve est le mieux mis en place comme une attaque de chouette par derrière, suivie par une lutte avec une chouette imbriquée, suivie d'une grave hémorragie conduisant à un choc. Il est suivi par un évanouissement, probablement dans l'escalier, menant à une chute dans les escaliers ou l'autre ou au pied de l'escalier, souffrant d'une fracture du cartilage thyroïde, elle est tombée. Elle est suivie par une période d'inconscience pendant laquelle elle meurt d’hémorragies ou d'asphyxie.

La preuve d'autopsie ne montre pas un objet contondant des blessures à la tête comme une cause de décès. Il représente la mort d'une hémorragie ou d'asphyxie, ou les deux. En outre, les déchirures ne sont pas compatibles avec un objet contondant. Ils sont compatibles avec un objet tranchant articulé à quatre déchirures du cuir chevelu.

Je serai heureux de témoigner devant le tribunal sous serment à ces déclarations et donner des preuves à l'appui, la littérature et photographies à l'appui mes déclarations.

Bien entendu l'accusation s'oppose à toute révision malgré cet élément nouveau.

Soupçons: un documentaire sur le procès

Le procès a suscité beaucoup d'intérêt en partie grâce à un documentaire télévisé Soupçons, ou dans sa version anglophone "Staircase" :en:Soupçons, qui expose en détail les problèmes juridiques et personnels de Peterson. Le documentaire de six heures a été assemblé à partir de plus de 600 heures d'images et comprend huit segments. Il a été produit par Maha Productions en octobre 2004 et a été réalisé par le cinéaste français Jean-Xavier de Lestrade (lauréat de l'Oscar pour Un coupable idéal (documentaire)). Le documentaire propose une représentation intime de la préparation de la défense ainsi que le procès. Il examine également le rôle et le comportement de la presse populaire, car elle englobe les aspects de l'affaire. Le cinéaste a commencé son projet dans les semaines suivant la mort de Kathleen et l'inculpation de Peterson, en décembre 2001. La sélection du jury a eu lieu en mai 2003 et l'affaire elle-même est passée en jugement en juillet 2003.

Après le verdict de culpabilité, de Lestrade a interviewé les jurés pour connaître les motivations de ce verdict : dans l'ensemble, les jurés auraient été influencés par la quantité de sang perdu par Kathleen et le nombre de déchirures qui leur a fait penser qu'il ne pouvait pas s'agir d'un accident. Le verdict désespère une des trois monteuses du documentaire, Sophie Brunet, qui est tombée amoureuse de Michael Peterson pendant le tournage et fait depuis partie prenante du comité de soutien qui milite pour un nouveau procès.

À l'instar du documentaire, l'histoire a fait l'objet d'un film "Meurtres dans l'escalier", avec Treat Williams.

Situation actuelle des parties

En octobre 2002, en qualité d'administrateur de la succession de Kathleen, Caitlin a déposé une plainte contre Michael pour mort injustifiée. En juin 2006, il s'est volontairement déclaré en faillite. Deux semaines plus tard, Caitlin a déposé une opposition à la faillite. En février 2007, Caitlin et Michael sont convenu d'un accord (25 millions de dollars), en attendant l'acceptation par les juridictions concernées, la finalisation de la transaction par le tribunal a été annoncée en février 2008. Dans le règlement, Michael n'a pas admis qu'il avait tué Kathleen. Il est peu probable que Caitlin perçoive un tel montant.

  • Caitlin Atwater récemment diplômé de l'Université Cornell.
  • fils cadet de Peterson, Todd Peterson, vit à Dubaï.
  • fils aîné de Peterson, Clayton Peterson, s'est marié en 2004.
  • Martha Ratliff vit à San Francisco.
  • Margaret Ratliff étudie le cinéma documentaire au Columbia College de Chicago.

Après le procès, l'un des avocats de Peterson, Thomas Maher, a démissionné de l'entreprise qui porte son nom (Rudolf, Maher, Widenhouse & Fialko). Il est maintenant avocat nommé par le tribunal de Peterson.

Le chef du groupe d'avocat de la défense :en:David Rudolf mentionne le cas Peterson sur son site Internet.

En juin 2007, l'un des accusateurs de Peterson, membre du FBI, DA :en:Mike Nifong a été radié pour "fraude, malhonnêteté, tromperie ou de supercherie, de fausses déclarations de fait important devant un juge; de fausses déclarations de fait important devant la justice et rétention de preuve d'ADN à décharge" pour ses actions dans l'affaire de 2006 Duke University de crosse (où un suspect risquait la peine de mort) et plus d'une vingtaine de dossiers criminels.

15 décembre 2011 : La cour pénale de Caroline du nord a annulé le 15/12 la condamnation de Michael Peterson et libéré ce dernier sous caution. Il aura droit à un nouveau procès.

La défense a présenté des éléments qui démontrent que Duane Deaver l'expert du State Bureau of Investigation est un falsificateur et un menteur.

Il a falisifié près de 190 dossiers pénaux en dissimulant des preuves à décharge. Dans un cas, un homme a fait 17 années de prison parce que Deaver avait dit avoir trouvé des traces de sang dans sa voiture alors qu'une contre-expertise avait démontré qu'il ne s'agissait pas de sang - Deaver avait caché cette contre expertise.

Deaver a en outre lors du procès Peterson déclaré avoir étudié plus de 200 cas de dossiers comportant des conclusions sur les traces de sang, on n'en a trouvé que 54 mais de cas de chutes, on n'en a trouvé aucune.

Fin 2011, suite à la découverte des falsifications de Deaver, le procès est enfin cassé par le même juge - Orlando Hudson - qui avait condamné Michael Peterson. Celui-ci est donc libre avec bracelet électronique.

Le recours a été filmé par J X de Lestrade (Soupçons : la dernière chance sorti en janvier 2013). Que peut il se passer à présent ? L'accusation va tenter de négocier un aveu contre une qualification moindre afin de ne pas perdre la face, avec une peine qui serait comprise par la détention déjà effectuée. Il se peut que Peterson accepte, afin de ne prendre aucun risque de retourner en prison. Ou alors, un nouveau procès devra se tenir, avec ce risque, mais une accusation bien effondrée face aux déclarations du neurochirurgien ornithologue (voir plus haut) et surtout d'un homme attaqué par un hibou, dont l'agression a été filmée par une caméra de surveillance et qui démontre l'extrême violence de l'attaque ("un coup de batte de baseball !"). Il faudra ajouter les malversations de Duane Deaver ainsi que la radiation de Nifong qui déstabiliseraient considérablement le jury. Que fera Peterson, pressé de tourner enfin la page ?

Références

Annexes

L'arme qui aurait selon l'accusation servi n'a jamais été identifiée ni retrouvée. Peterson n'avait pas de sang sur ses vêtements. Selon les médias défavorables "il aurait probablement changé ses vêtements", mais les enquêteurs ont déterminé très tôt que ce n'était pas le cas.

M. Henry Lee Chang-Yu, expert criminologue cité par la défense a témoigné au procès que la quantité de sang n'était pas pertinente, que les éclaboussures de sang indiqué par celui-ci ont été craché plutôt que venant des plaies elles-mêmes. Il a également suggéré qu'une partie du sang aurait pu être dilué avec de l'urine.

Un neuropathologiste Jan Leestma a témoigné Kathleen Peterson avait probablement subi quatre coups à la tête, non pas sept comme le médecin légiste a témoigné. L'accusation a compté sept blessures

Références

The Staircase (Soupçons), film documentaire réalisé par Jean-Xavier de Lestrade et produit par Denis Poncet, 3DVD dans la série "polar du réel", Maha Productions, 2004.