Biographie de Michel Polnareff

Naissance : le 3 juillet 1944 à Nérac

Chanteur, compositeur, producteur français

Univers : variété française, pop, rock

Michel Polnareff n’est pas qu’un interprète exceptionnel, il est aussi un excellent auteur-compositeur, roi de la provocation il offre de nombreux chefs d’œuvres à la chanson française.

Un talent inné

Michel Polnareff voit le jour le 3 juillet 1944 à Nérac. Sa famille retourne à Paris à la fin de la guerre, son père est musicien et sa mère est danseuse. La musique fait partie du quotidien de cette famille allant de la musique classique au jazz. Très jeune, il débute l’apprentissage du piano, le jeune homme est extrêmement doué. Son premier prix lui est décerné en 1965 au Conservatoire de Paris. Une fois son baccalauréat obtenu, il commence son service militaire où il est entré dans l’orchestre. De retour de l’armée, le jeune homme trouve un emploi dans la banque mais change rapidement de plan de carrière et commence à se produire avec sa guitare à Montmartre. Pendant plusieurs années, il chante dans les rues de la capitale jusqu’à sa victoire lors du trophée Disco Revue. Un tremplin pour le jeune homme qui remporte un contrat chez Barclay, qu’il refuse. La rencontre qui va faire basculer sa carrière est Lucien Morisse, il lui permet de signer un contrat chez AZ.

Le premier succès de Michel Polnareff, La poupée qui fait non , voit le jour en 1966, le titre rencontre un succès phénoménal. Il enchaine les succès avec la chanson Love me please love me qui paraît la même année. Le jeune homme est récompensé du Prix critique de la Rose d’or d’Antibes. Le succès ne fait que grandir avec des chansons comme Sous quelle étoile suis-je né ?, L’oiseau de nuit , Le roi des fourmis  ou encore Ame câline. Des chansons qui rencontrent d’immenses succès et se hissent en tête des classements européens. Le jeune homme montre l’étendue de son talent en chantant dans plusieurs langues et gagne en notoriété en Europe. La scène est très importante pour lui il se produit beaucoup. Il fait la Une des médias lorsqu’il décide de ne pas monter sur la scène de l’Olympia se trouvant trop peu expérimenté. Le chanteur revient en 1966 avec la chanson L’Amour avec toi , ce titre est jugé trop osé pour être diffusé avant 22h sur les ondes radiophoniques. Charles Trenet salue le talent du jeune homme. Michel Polnareff commence la composition de la musique du nouveau spectacle de Jean-Louis Barrault : Rabelais. Il est passionné par les comédies musicales et rêve d’en composer une.

Les grandes scènes

En 1968, le jeune homme foule pour la première fois les planches de l’Olympia. En dehors de la scène il fait paraître de nouveaux titres comme Tous les bateaux et Dans la maison vide . L’année suivante, il compose la bande originale du film L’indiscret de François Reichenbach. Le chanteur remonte sur la scène de l’Olympia en 1970, il présente son nouveau style avec une chevelure blonde et bouclée et des lunettes de soleil blanches. Attaqué de toutes parts, il fait paraître la chanson Je suis un homme . La même année, il se fait attaquer sur la scène de Périgueux, un incident qui le pousse à annuler ses futurs concerts, au même moment il perd son manager et ami Lucien Morisse qui se suicide. L’année suivante, il tombe de nouveau dans la dépression, il va se ressourcer dans un hôpital. Remis sur pied il reprend la route pour une nouvelle tournée. Johnny Hallyday l’invite sur la scène du Palais des sports comme pianiste. Le réalisateur Gérard Oury lui demande de composer la bande originale de son film La folie des grandeurs. Le chanteur fait paraître Holydays ou encore On ira tous au paradis  en 1972. Il orchestre son nouveau show qu’il va présenter à l’Olympia : Polnarévolution. Afin de promouvoir ce show le chanteur communique à l’aide d’affiches qui font rapidement polémique puisque le chanteur y apparait fesses nues. Une affiche qui va être qualifiée d’attentat à la pudeur par un tribunal mais va rester célèbre. En 1973, le chanteur réalise que l’un de ses proches, Bernard Seneau, qui gère sa fortune l’escroque depuis plusieurs années, l’homme s’est volatilisé. Le chanteur se retrouve avec d’énormes dettes et décide de partir aux Etats-Unis.

Une pluie de succès

A Los Angeles, il signe chez Atlantic et fait paraître en 1974, Tibili, un disque qui ne rencontre pas autant de succès que les précédents. Il revient l’année suivante avec l’opus, USA, et notamment le morceau Jesus for tonight, un titre qui rencontre le succès outre-Atlantique et entre même dans le classement américain. Il part se produire au Japon, ses ennuis avec le Fisc l’empêchant de revenir en France. Le chanteur sort l’un de ses plus grands succès, Lettre à France , en 1977 extrait de son opus Coucou me revoilou. L’occasion pour lui de revenir en France et de régler ses problèmes devant les tribunaux.

Michel Polnareff retrouve le succès en 1981 avec son nouvel opus Bulles, notamment marqué par les morceaux Tam Tam et Radio . Le chanteur retrouve sa popularité auprès du public français. Il est de nouveau appelé par Gérard Oury pour la bande originale du nouveau film de ce dernier La vengeance du serpent à plumes. Son nouveau disque, Incognito, reçoit un accueil mitigé malgré les chansons Dans la rue  et Viens te faire chahuter . Il revient avec un nouveau tube, Goodbye Marylou, le succès est de nouveau au rendez-vous. A cette époque le chanteur fait beaucoup parler de lui pour sa nouvelle résidence : l’hôtel Royal Monceau. Michel Polnareff fait paraitre, Kama sutra, en 1990, un succès phénoménal pour le chanteur avec notamment des titres comme Kama Sutra , Goodbye Marylou, Toi et moi  ou encore LNAHO. Quatre ans plus tard, il se fait opéré de la cataracte après de longues années d’hésitations.

Michel Polnareff s’envole pour les Etats-Unis en 1995. Il prépare son nouvel opus avec notamment le succès Tout pour ma chérie. Après cela, le chanteur se fait plus discret. Son autobiographie paraît en 2004 en collaboration avec Philippe Manœuvre. L’année suivante, France 3 lui consacre un documentaire Michel Polnareff dévoilé.

Michel Polnareff remonte sur scène en mars 2007 à Paris-Bercy, il devient omniprésent dans les médias. Le chanteur se produit devant plus de 170 000 personnes. La même année, il est récompensé d’une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.